Fausse pause dans le réchauffement climatique 

Les négationnistes du réchauffement climatique d’origine anthropique auront beau tenter de trouver des subterfuges pour nier les faits, ils se heurteront à la science pour rétablir la vérité.

En voici un autre exemple avec la soi-disant ‘’pause’’ dans le réchauffement climatique qui contredirait les assertions de la communauté scientifique selon les négationnistes et prouverait que le GIEC a tout faux. Trois chercheurs en science du climat viennent de produire une étude qui confirme qu’il y a bien un ralentissement dans l’augmentation de la température moyenne de l’hémisphère nord depuis 10 à 15 ans, mais que ce ralentissement est causé par le décalage dans le temps et dans l’amplitude de deux oscillations océaniques.

L’oscillation atlantique multidécennale ou AMO (bien expliquée sur ce blog) s’étend sur 50 à 70 ans, l’oscillation pacifique décennale s’étend quant à elle sur 10 à 30 ans. Quand l’océan Atlantique se refroidit, l’océan Pacifique se réchauffe et vice-versa. Mais la période et l’amplitude de ces deux oscillations sont légèrement décalées si bien que durant les dernières décennies, l’amplitude du refroidissement du Pacifique a été supérieure à l’amplitude du réchauffement de l’Atlantique. Cependant, les relevés montrent que l’amplitude de l’AMO a été relativement faible depuis quelques décennies, ce qui n’explique pas le ralentissement dans l’hémisphère nord.

Par contre, en utilisant les modèles climatiques les plus perfectionnés et en observant l’oscillation pacifique à une échelle multidécennale, les chercheurs sont arrivés à mettre en corrélation la phase froide de l’oscillation pacifique avec la faible amplitude de l’oscillation atlantique depuis la dernière décennie. Conclusion : le réchauffement climatique est tempéré par cette corrélation même si nous émettons toujours plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Selon les auteurs, lorsque cette période ‘’tampon’’ s’arrêtera, l’oscillation risque fort d’amplifier le réchauffement causé par nos émissions, mais il est encore impossible de prédire quand cela arrivera…

Steinman, Mann & Miller. 2015. Atlantic and Pacific multidecadal oscillations and Northern Hemisphere temperatures. Science. Vol. 347 no. 6225 pp. 988-991

Les récifs coralliens au bord d’un effondrement généralisé

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Récif de coraux blanchis dans le Golfe de Thaïlande, au large de Phuket. Crédit photo : Ayesea via Flickr

Par Jérémy Bouchez, créateur de Sciencesenviro.

Le déclin généralisé des récifs coralliens de la planète a très probablement passé un point de non retour. C’est ce que de plus en plus d’études viennent confirmer alors que les océans s’acidifient et se réchauffent à mesure que nous émettons toujours plus de CO2 dans l’atmosphère.

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Réchauffement climatique : les tempêtes de neige extrêmes seront toujours présentes

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Crédit : Dave Kaup/Reuters

Dans les scénarios de réchauffement climatique de plusieurs degrés, il y aura moins d’accumulation de neige en moyenne, mais paradoxalement, les événements extrêmes d’accumulation de flocons seront toujours présents dans l’hémisphère nord. C’est la conclusion d’une étude de Paul O’Gorman, professeur associée au département de la Terre, de l’atmosphère et des sciences planétaires du MIT à Boston.

Cela peut sembler paradoxal, mais l’étude d’O’Gorman fait partie des rares études qui s’intéressent plus particulièrement à la réponse du climat vis-à-vis des événements extrêmes d’accumulation de neige ou tempêtes de neige. Le chercheur a basé son étude sur 20 modèles climatiques différents qui ont chacun été projetés sur une période future de 100 ans. Chaque modèle représente un scénario spécifique d’émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Conformément à ce à quoi on devrait s’attendre, les régions de basse altitude avec des températures moyenne juste en dessous du point de congélation l’hiver voient une réduction de 65 % des épisodes neigeux dans les scénarios élevés de réchauffement climatique. Cependant, toujours dans les mêmes scénarios, ces mêmes régions voient une diminution de seulement 8 % de l’intensité des épisodes neigeux extrêmes. De plus, les régions de hautes latitudes verraient au contraire une augmentation de 10 % dans l’intensité des tempêtes de neige!

O’Gorman note que cela pourrait inciter les gens à croire que le réchauffement climatique n’est pas une réalité, alors que c’est justement la réaction du système atmosphérique à une plus grande quantité d’humidité dans l’air qui participe à ce paradoxe. 

Plus de détails sur le site du MIT et voici le lien de l’article d’O’Gorman dans Nature.

Une guerre mondiale depuis plus de 150 ans

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Un drapeau citant Hubert Reeves lors la manifestation du 22 avril 2012 à Montréal – Jour de la Terre. Crédit : Jérémy Bouchez

C’est le temps des commémorations du centenaire de la ‘’grande guerre’’, soit la Première Guerre mondiale. Ce conflit aurait tué près de 10 millions de soldats et près de 9 millions de civils. L’année prochaine verra les commémorations des 70 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le bilan total de la ‘’guerre éclair’’ est bien plus lourd avec près de 50 millions de morts, un génocide massif et un monde complètement transformé avec une guerre froide impliquant la menace d’un conflit nucléaire mondial. Pour la première fois de son histoire, l’humanité acquit la capacité de s’auto éradiquer de la surface de la planète. Malgré cela, la deuxième partie du XXe siècle a vu plusieurs conflits régionaux majeurs et le début du XXIe s’inscrit dans la même tendance, mais pas de 3e conflit mondial depuis 70 ans. La situation n’est pas rose, mais au moins, le monde n’a pas connu de folie destructrice depuis presque une vie d’être humain. Cependant, on a l’impression qu’une 3e guerre mondiale n’est pas chose impossible, tant les tensions internationales liées à la raréfaction des ressources naturelles disponibles sont en train de s’accélérer. De plus, les événements récents entre la Russie et les États-Unis ne sont pas rassurants, les deux superpuissances du temps de la guerre froide semblant lentement glisser vers une confrontation ayant des relents de la situation qui prévalait durant la deuxième moitié du siècle dernier.

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Recherche spatiale et innovation en santé, des liens tricotés serrés

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Le Microflow présenté par Chris Hadfield, astronaute de l’Agence spatiale canadienne. Crédit: CSA/ASC

Quel rapport y a-t-il entre la conquête spatiale et l’imagerie par résonance magnétique, une pompe cardiaque miniaturisée pour les patients en attente d’une greffe du cœur ou encore un traitement contre les tumeurs à l’aide de diodes électroluminescentes? Tout simplement le transfert de technologies.

Cela est trop peu connu du grand public, mais plusieurs grandes innovations en technologies médicales sont issues des technologies inventées dans le cadre de la conquête spatiale ou alors directement des expériences effectuées en apesanteur à 400 km au-dessus de nos têtes, ainsi qu’en microgravité. Lire la suite

Le développement durable, projet chimérique?

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© Dessin de Philippe Geluck http://www.geluck.com/

Ce billet rédigé par Jérémy Bouchez a d’abord été publié dans le journal Le Couac en version papier.

Le développement durable, vous connaissez sûrement. Impossible en 2014 de passer à côté du concept. Il faut manger durable, boire durable, (se) laver durable, dormir durable, se déplacer de façon durable. Bref, choisissez ce que vous voudrez et ajoutez-y l’adjectif durable et ça fonctionne. L’expression est devenue une sorte de « Novlangue ». Mais paradoxalement, on peut aussi extraire du minerai de façon durable (saviez-vous que Barrick Gold, une des pires entreprises minières au monde, possède une politique de développement durable?!), créer des autoroutes dans une perspective de développement durable ou encore harnacher une rivière comme La Romaine afin de produire de l’électricité durable.
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Journée Mondiale des Océans 2014, l’urgence d’agir!

ImageLes océans occupent près de 71 % de la surface de notre planète et représentent un volume de 1,335 milliards de km3, soit 97 % de toute l’eau présente sur la Terre. Si cette quantité d’eau peut vous paraître énorme, voici une infographie de la NASA qui remet les choses en perspective, la plus grande sphère étant l’eau présente sur toute la Terre (incluant tous les êtres vivants) et les deux autres étant respectivement l’eau des glaciers et des calottes polaires et l’eau des rivières, des lacs et des réservoirs souterrains. Lire la suite

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